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Séminaire "Expérimenter la post-humanité : du concept à la performance"

Mené par le philosophe Jean-Michel Basnier, il a lieu à l'ENSCI le mardi 25 mai de 16h à 18h30 et sera suivi d'une performance de l'artiste Maël Le Mee, de l'Institut Benway.

 

Ce séminaire est ouvert au public dans la limite des places disponibles.

Dans la continuité des réflexions socio-anthropologiques menées, sur "les frontières et les limites des corps et des techniques"*, par le Cetcopra (Centre d'études des techniques des connaissances et des pratiques, Université Paris 1-Panthéon Sorbonne) et le GT41 de l'Association Française de Sociologie, cette séance sur "la post-humanité" animée par Jean-Michel Basnier a lieu pour la première fois à l'ENSCI.

* Que signifie "exister ensemble" ou "faire société" dans l'interaction avec les  techno-sciences, leurs produits et leurs usages ? Comment la corporéité est-elle travaillée intimement, socialement et politiquement, par les usages des techniques qui transforment l'humain? 
Des contributions de sociologues, d'anthropologues, de philosophes et de praticiens viennent à chaque fois éclairer ces enjeux pluridiscipinaires.

 

Né en 1950, Jean-Michel Besnier est agrégé de philosophie et docteur en sciences politiques. Il est professeur de philosophie à l'université de Paris IV – Sorbonne (chaire de Philosophie des technologies d'information et de communication) et dirige le DESS " Conseil éditorial et gestion des connaissances numérisées " dans cette même université . Depuis 1989, il appartient au Centre de recherche en épistémologie appliquée (CREA), laboratoire du CNRS et de l'Ecole Polytechnique axé sur les sciences cognitives. Il est actuellement membre du Comité scientifique de la Cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette, du Comité d'experts scientifiques de l'ANVIE (Association nationale pour la valorisation interdisciplinaire de la recherche en sciences de l'homme et de la société auprès des entreprises), du COMEPRA (Comité d'éthique et de précaution de l'INRA), et du CSRT (Conseil supérieur de la recherche et de la technologie). Il est par ailleurs rédacteur-en-chef adjoint de la Revue Hermès (dirigée par Dominique Wolton) et chroniqueur au magazine Sciences et Avenir Hors-Série.

Jean-Michel Besnier a été membre de la Commission " Sciences et sociétés " de l'UNESCO, de la commission " Littérature scientifique et technique " du Centre national du livre, membre du Conseil scientifique de la Cité des sciences et de l'industrie de la Villette (quand ? ), ila, de 1990 à 1997, créé et dirigé un cursus intitulé " Humanisme et Modernité " à l'Ecole Centrale de Paris de 1997 à 2000,dirigé le département de sciences humaines de l'Université de technologie de Compiègne.

Il a créé et dirigé la collection " Sciences Cognitives " aux éditions La Découverte en 1990, puis la collection " Optiques Philosophie " aux éditions Hatier en 1995. Par ailleurs, il a appartenu au comité de rédaction de la revue Esprit de 1989 à 1996 et il a collaboré à L'Express pendant plusieurs années. De 1996 à 2000, il a de manière permanente collaboré aux émissions Le Banquet puis Philambule, diffusées sur France-Culture. Il a publié plus de 130 articles dans diverses revues, ainsi que de nombreux ouvrages. 

Demain les posthumains, éditions Hachette 2009 (J.-M. Besnier)

"Il existe deux écoles de pensée dans la futurologie : l'optimiste (dans un siècle, les sciences auront résolu les difficultés et l'humanité vivra cet avenir radieux que les utopies lui ont toujours promis), et la pessimiste (on aura sombré dans un univers déshumanisé à la Matrix, où l'homme sera au mieux un poids, au pire un souvenir pour les machines). Ce sont ces perspectives qu'interroge jean-michel besnier. Dans demain les posthumains, le philosophe propose une réflexion sur la montée en puissance des sciences et techniques dans la vie quotidienne et ses conséquences sur la mentalité collective. 

Le livre interroge donc la diffusion des idées, des comportements et des fantasmes qui conspirent à rendre de plus en plus plausible et même désirable pour certains l'avènement d'une post-humanité. A la base de ce livre se trouve un paradoxe que l'auteur va tenter de résoudre : « tant que l'on croit encore en l'avenir de l'homme, on s'inquiète à juste titre des modifications que les sciences et les techniques pourraient lui faire subir ; mais dès lors que l'on n'y croit plus, au point même de désespérer, pourquoi répugnerait-on à imaginer que celles-ci pourraient nous offrir des perspectives radicalement nouvelles et en phase avec les exigences du futur ? ». Le but du livre est donc moral : comment définir une éthique qui permet d'obtenir que le posthumanisme signifie l'extension de nos valeurs aux réalités créées par nos technologies plutôt que l'annonce de notre auto-suppression ou de notre désertion ? 

 

Responsables du séminaire:
V.Souffron (Cetcopra, Paris 1) Valerie.Souffron(at)univ-paris1.fr 
C.Moricot (Cetcopra, Paris 1) Caroline.Moricot(at)univ-paris1.fr  
M.Maestrutti (Cetcopra, Paris 1) maesma(at)libero.it

Cetcopra: www.cetcopra.univ-paris1.fr    
Association française de sociologie: www.afs-socio.fr